Le succès croissant des Albums de BD a
rapidement aiguisé l'appétit de nombreux éditeurs, petits et
grands, qui ont commencé à proposer, en sus des albums
proprement dits, diverses illustrations complémentaires,
inédites ou non, réalisées par les auteurs, et vendues avec,
ou à l'occasion, d'un Album.
En BD, l'ex-libris désigne un dessin imprimé, le plus
souvent original, offert par un éditeur (ou un libraire) pour
l'achat d'un album (où il devrait, en principe, être collé).
La mode en fut lancée par la librairie Schlirf Book de
Bruxelles en 1981 (pour la série « Canardo »).
L'ex-libris est habituellement numéroté et signé par son
auteur.
Un tiré à part est analogue à l'ex-libris, sauf qu'il
n'accompagne pas directement la BD; il peut être vendu de
façon autonome.
Dans la pratique, les 2 termes sont le plus souvent confondus,
ce que nous ferons ici.
L'éditeur peut aussi publier un recueil
d'ex-libris (ou tirés à part) dans un portefeuille (ou
portfolio, selon la terminologie amerloque que de
pseudo-élites mondialisées tentent d'imposer chez
nous).
N.B. : On utilise aussi le terme de hors-texte, qui
désigne des images imprimées sur un papier de meilleure
qualité (papier couché) intercalées dans un album; par exemple
ceux qui figurent dans le TL de l'éditeur Bruno Graff pour Le
Groom vert-de-gris.
Pour l'impression, deux techniques sont
principalement utilisées.
La sérigraphie s'apparente au pochoir : un masque (à
l'origine, un écran de soie) est interposé entre l’encre et la
feuille de papier; l'encre passe au travers, et se dépose sur
la feuille. On obtient ainsi une série d'« aplats »
monochromes qui remplissent la surface, chaque couleur étant
imprimée séparément. Plus il y a de couleurs, plus il y a de «
passages », et plus la sérigraphie est chère. Le masque
s'usant et s'encrassant au fur et à mesure, un jeu de trames
permet en général d'imprimer un nombre d'exemplaires autour de
la centaine. Cette technique autorise un fort dépôt d'encre,
qui garantit non seulement une couleur intense et
pérenne, mais également une bonne opacité.
L'offset, qui utilise (en général) 4 couleurs (on parle
alors aussi de quadrichromie), imprimées
simultanément, consiste à imprimer à l'aide d'une plaque de
métal sur un blanchet (matériau caoutchouteux; tire
son nom d'une étoffe de couleur gris clair) qui s'interpose
entre le cylindre porte-plaque et le papier. Il reçoit l'encre
de la plaque, et la transfère sur le papier. Le papier passe
entre le blanchet et un (troisième) cylindre de
contre-pression.
En offset, l'image est « à l'envers » sur le film, puis « à
l'endroit » sur la plaque, de nouveau à l'envers sur le
blanchet pour pouvoir se retrouver à l'endroit sur le papier.
Une image offset est composée d'un ensemble de points
(visibles à la loupe), un peu comme avec une imprimante laser.
Le type de papier, comme le tirage, importent peu; mais les
offsets de qualité ont un tirage limité. Le procédé, moins
onéreux que la sérigraphie, permet un prix de vente moins
élevé.
En BD, ex-libris et tirés à part ont leur propre catalogue,
le Catalogue encyclopédique C.E.J., publié (comme le BDM) aux
Editions de l'Amateur.
Dans l'univers de SPIROU, c'est en 1993, avec Tome
& Janry, qu'apparaît l'ex-libris original, avec un
ex-libris offset N/B (12,7 x 10,5 cm) édité par la librairie
bruxelloise Durango pour le tome 44 (Le Rayon noir).
D'autres seront édités ensuite individuellement à l'occasion
des derniers albums de ce duo. Mais c'est véritablement en
2004, avec le premier album de Morvan et Munuera, que
le phénomène prend de l'ampleur. C'est à partir de ce point
que l'on souhaite présenter un large échantillon de ces petits
chefs d’œuvre - imprimés le plus souvent à l'occasion des
Tirages de Tête (T.T.) ou Limités (T.L.) - sans souci
d'exhaustivité toutefois. L'on subdivise ce dossier en
distinguant la série des albums classiques, puis les Spirou
de..., enfin quelques ex-libris indépendants. L'on
s'efforce de mentionner où l'on peut en retrouver le dessin,
parfois repris dans tel ou tel album.
Les numéros des épisodes font référence à la liste chronologique
complète des Aventures de nos héros.
Comme sur l'ensemble du site, tous les documents présentés
restent bien entendu sous © de leurs auteurs et éditeurs
respectifs. Ils ne sont reproduits ici qu'à titre
informatif.
48 | L'Homme qui ne voulait pas mourir (ép. 123) - 2005. | |||||
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T.T.
Album n°
48
(D. Maghen, 2005; 92 p.)
Sous emboîtage rouge
à bande verticale noire, ce tirage de tête en grand
format (25 x 35 cm), au dos toilé à l'ancienne, est
édité à 399 exemplaires numérotés et signés. Il
comporte, entre autres :
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L'ex-libris ci-contre, Spirou lisant,
est reproduit en pleine page tout à la fin de
l'album TT ci-dessus. Caractéristiques :
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L'ex-libris ci-contre reprend un dessin paru en
couverture de Spirou n° 3506 du 22 juin
2005, reproduite dans le tome 17 de l'Intégrale de
luxe Dupuis. Caractéristiques :
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Cet ex-libris accompagnait l'édition TL "Album"
(ci-contre) de L'Homme qui ne voulait pas
mourir. Il reprend le thème d'un dessin N/B
paru dans l'album D. Maghen ci-dessus, à la suite de
l'Aventure proprement dite, mais le contenu du rébus
diffère totalement.
Caractéristiques :
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49 | Spirou & Fantasio à Tokyo (le ronin de Yoyogi) (ép. 125) - 2006. | |||||
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TL "Album" n° 49 (sept. 2006; 10 + 64
p.)
500 exemplaires n°/s. Accompagné d'un
ex-libris n°/s. Caractéristiques :
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Le dessin d'OOSHIMA (à
droite de l'ex-libris ci-dessous) est repris dans
celui de droite (21 × 14,8 cm),
toujours édité par D. Maghen , avec les mêmes
caractéristiques d'impression (120 ex. n°/s + E.A.
signées)
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50 | Aux sources du Z (ép. 133) - 2008. | |||||
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TL "Album" n° 50 (nov. 2008; 16 + 52
p.)
Tirage : 300 ex. + 80 HC N/S - avec un ex-libris
Zorglub (num.)
Caractéristiques :
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L'ex-libris ci-contre reprend
simplement une case de l'Album (p. 2, en haut à
gauche).
Caractéristiques :
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