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Les
Voitures de SPIROU et FANTASIO
Spirou n'a participé
qu'"accidentellement" au G.P. de Cocochamps, y
remplaçant... au pied levé (!) (et manu militari)
l'ignoble Zantafio au volant d'une Turbot V16 à
compresseur (noter que la firme Talbot avait
effectivement caressé un projet de V16... qui ne resta
qu'un projet !).
Pourtant, du temps de Franquin, on a vu plusieurs fois
- ou plutôt entrevu - Spirou au volant d'une
authentique F.1, mais hors compétition, et... hors
Aventures proprement dites. Ce sont ces ((trop) rares)
instantanés qu'on vous fait ici partager...
Quant à Fantasio, il se fit officiellement engager
comme pilote chez Turbot pour le GP de Cocochamps, et
y pilota une Talbot-Lago T26C (le même modèle que
Spirou) comme voiture d'essai.
... Suggestion pour Ol. Schwartz et ses scénaristes : que
Spirou puisse se produire à nouveau en F.1, en se
glissant parmi les (parfois très) jeunes pilotes qui
sont régulièrement testés chaque année par les
diverses écuries... Il faudrait bien sûr modifier les
décos, question de "droits" !... Tant la VIPER, ou son
esprit (mauvais), sévit bien partout !
Monoplaces
de FORMULE 1 |

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À l'initiative de la Commission
Sportive Internationale (organe sportif de la
Fédération Internationale de l'Automobile), le
Championnat du monde des Pilotes est officiellement
créé en 1950. Il se déroule sur les Grands Prix
européens les plus prestigieux (à l'exception
compréhensible du Grand Prix d'Allemagne), disputés
par des monoplaces répondant aux spécifications
techniques de la Formule 1, plus les 500 Miles
d'Indianapolis, disputés selon la réglementation
technique de la Formule Internationale.
C'est le le samedi 13 mai 1950 qu'a lieu le premier
Grand Prix de F.1, en Grande-Bretagne, sur le circuit
de Silverstone. La saison 1950 en comportera 7 (y
compris les 500 Miles).
Le plateau des premiers championnats sera assez
disparate. Comme un symbole, c'est l'Alfa Romeo 158,
dont la conception remonte à 1937, qui domine les
débats : le vétéran italien Giuseppe « Nino » Farina
remporte la manche d'ouverture, puis deux autres G.P.,
et devient le premier champion du monde de l'histoire,
devant son coéquipier argentin Juan Manuel Fangio,
lequel prendra sa revanche dès l'année suivante (avec
3 victoires).
Dès 1951, la Scuderia Ferrari monte en puissance,
remportant sa première victoire au Grand Prix de
Grande-Bretagne avec l'Argentin José Froilán González,
et passe tout près du titre 1951 avec Alberto Ascari
(2 victoires). Mais l'avenir du nouveau Championnat
paraît cependant incertain, le retrait annoncé d'Alfa
Romeo faisant craindre une pénurie de concurrents.
Pour remédier à cette situation, la CSI décide de
changer de formule, et de réserver les championnats
1952 et 1953 aux monoplaces de Formule 2 (en dehors
d'Indianapolis).
De nouveaux concurrents, britanniques pour la plupart,
répondent favorablement. Si les grilles se garnissent,
cela n'empêche pas une large domination de Ferrari,
qui écrase la compétition avec Ascari, son chef de
file. La concurrence prend forme en 1953, avec
l'émergence au plus haut niveau de Maserati, qui peut
compter sur le retour de Juan-Manuel Fangio, absent
sur blessure la saison précédente : Ascari est à
nouveau titré, mais le duel entre Ferrari et Maserati
donne lieu à Reims, puis à Monza, à ce que les
journaleux appelleront les « courses du siècle ».
La Formule 2 ayant relancé le Championnat, la CSI
décide pour 1954 de l'ouvrir à nouveau aux monoplaces
de Formule 1, avec une cylindrée maximale autorisée
qui passe ainsi de 2 à 2,5 litres. Cette décision, qui
ne rebute pas les artisans, attire deux prestigieux
constructeurs : Mercedes-Benz, et Lancia. Symbolisant
l'ouverture technique du championnat, chacun des
quatre grands constructeurs engagés s'appuie sur une
motorisation structurellement différente : V8 pour
Lancia, 8 cylindres en ligne pour Mercedes-Benz, 6
cylindres en ligne pour Maserati, et 4 cylindres en
ligne pour Ferrari. Les saisons 1954 et 1955 sont
largement dominées par Mercedes, ce qui permet à
Fangio de décrocher deux titres mondiaux
supplémentaires.
La domination des Flèches d'Argent, cojuguée aux
soucis financiers de Lancia et Maserati, fait craindre
un instant pour l'équilibre du championnat. Mais la
décision de Mercedes, en partie motivée par la
tragédie des 24 Heures du Mans, de quitter la
compétition fin 1955, et la cession par Lancia de ses
prometteuses D50 à Ferrari, permettent de retrouver
les duels Ferrari/Maserati. Cette lutte asseoit
définitivement l'aura d'un géant de la piste, Fangio :
champion en 1956 sur Ferrari, puis en 1957 chez
Maserati, il porte ainsi son palmarès à cinq titres
mondiaux (il faudra attendre 45 ans pour voir M.
Schumacher égaler, puis dépasser ce nombre).
Les
« Garagistes » (1958–1981)
La physionomie du championnat du monde change en 1958
: les constructeurs britanniques, jusque-là simples
figurants derrière les grandes marques italiennes et
Mercedes-Benz, vont enfin toucher les dividendes de
leur travail de fond. Si un pilote Ferrari, Mike
Hawthorn (ouvrant une série de douze titres
consécutifs pour les ressortissants du Commonwealth),
est de nouveau titré, la Coupe des constructeurs
fraîchement créée revient à Vanwall, tandis que
Cooper, via l'écurie privée Rob Walker, crée la
sensation en faisant triompher, à Buenos Aires (S.
Moss) et Monaco (M. Trintignant), une monoplace à
moteur central arrière Coventry-Climax de 2 litres,
qui rend plus de 100 chevaux à la concurrence. Enzo
Ferrari, qui voit cette innovation d'un œil
sarcastique, lance alors volontiers : « les chevaux
tirent la charrue : ils ne la poussent pas ». Cette
solution technique, qui privilégie la maniabilité
plutôt que la puissance pure, ne tarde pas à faire
école : le championnat du monde ne sera désormais plus
affaire de grands constructeurs, mais d'assembleurs («
Garagistes », comme les apostrophera avec mépris Enzo
Ferrari), mettant l'accent sur la conception du
châssis. Les premiers succès de Cooper sont confirmés
en 1959 et 1960 par les deux titres mondiaux de
l'Australien Jack Brabham, tandis que deux autres
marques, BRM et Lotus, s'engagent sur une voie
identique.
En 1961, pour freiner l'escalade des performances, la
cylindrée maximale des Formule 1 tombe de 2,5 à 1,5
litre, reprenant la réglementation technique de la
Formule 2, qui disparaît momentanément.
.....................................................................
............................................................................
De 2006 à 2013, la Formule 1 prescrit un moteur
atmosphérique V8 de 2,4 L; cette formule couronne
l'Allemand Sébastien Vettel (4 titres successifs de
2010 à 2013) pour les Pilotes, et Red Bull - Renault
pour les Constructeurs (également 4 titres
consécutifs).
En 2014 intervient un changement radical de règlement
technique, avec des moteurs hybrides V6 - 1,6 l.
Turbo. Elle installe une domination sans partage de
Mercedes, qui avait sacrifié la saison 2013 afin de
peaufiner tranquillement sa préparation technique en
vue de cette révolution. Cette ère sera dominée par le
pilote anglais Lewis Hamilton, qui sera couronné à 7
reprises...
Fin 2020, 1035 G.P. ont été disputés, y compris les 11
éditions des 500 Miles d'Indianapolis de 1950 à 1960
(qui ont d'ailleurs été les G.P. les plus longs, avec
plus de 800 kms à courir...); ils ont couronné 33
pilotes différents, de Farina à Hamilton, dont 10 (de
Fangio à Hamilton) ont décroché au moins 3 couronnes
mondiales.
Les Grands Prix, Indy'500 compris (1950-1960), ont
connu 110 vainqueurs différents jusqu'à fin 2020; 34
d'entre eux ont obtenu au moins 10 victoires (Mark
Webber, avec 9 succès, est resté aux portes de ce
Graal...)
Table
des Modèles présentés
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Les F1 de 1950 - 1951 (4,5 L.
atmo. / 1,5 L. à compresseur) |
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Pour 1950, la C.S.I. reprit
pour le nouvelle Formule 1 les caractéristiques des
voitures de Grand Prix d'avant-guerre, soit des
moteurs atmosphériques d'une cylindrée maximale de 4,5
litres; seule fut modifiée l'équivalence avec les
moteurs suralimentés, ces derniers étant maintenant
limités à 1,5 litre (rapport 1 à 3). Les 500 Miles
d'Indianapolis se courent selon l'ancienne
Formule Internationale.
Cette réglementation technique sera maintenue en 1951.
Principales marques représentées durant ces deux
années : Alfa Romeo (Alfetta 158 et 159), Talbot-Lago
(T26C), Ferrari (125, 275, 375) et Maserati (4CLT). En
1950, Alfa rafle les 6 GP européens, et partage en
1951 le gâteau avec Ferrari (4 contre 3). Les 2 GP
Indy'500 sont remportés par les (alors) invincibles
Kurtis Kraft-Offenhauser.
MARQUE
TYPE
Carrosserie
Année(s)
Nb. de cyl.
Cylindrée
Puissance
Poids
|
|
ALFA ROMEO 
158 Alfetta
Monoplace
1950
8 en ligne
1479 cc + compr.
350 cv/8500 t/m
700 kg
|
Yann et Conrad
(Haut de page, 1981)
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L'Alfa Romeo 158 de Grand-Prix débute officiellement
(avec succès) en... août 1938 ! La guerre terminée,
les compétitions reprennent en 1946; l'Alfetta 158,
retravaillée, allégée et dotée d'un moteur plus
puissant, reprend aussitôt du service, et gagne
entre autres le 1er Grand Prix des Nations à Genève.
Le moteur de la 158 reçoit un compresseur
volumétrique dès 1947.
Lors du lancement du nouveau Championnat du Monde de
F. 1 en 1950, c'est cette même monoplace qu'aligne
Alfa Romeo, aux mains d'une toute nouvelle équipe de
pilotes, avec deux italiens, le jeune Giuseppe
Farina et le vétéran Luigi Fagioli (né en 1898 !),
et un argentin approchant les 40 ans dont on dit le
plus grand bien : Juan-Manuel Fangio.
Avec un rapport poids/puissance de 2 kg/ch, l'Alfa
Romeo 158 s'avère sans rivale, s'adjugeant six des
sept (en incluant bien sûr Indianapolis, que
dédaignent les écuries européennes...) Grand Prix de
la saison . Le dernier G.P., couru en Italie
(circuit de Monza), est remporté par une Alfa Romeo
159 F1, évolution naturelle de l'Alfetta 158,
pilotée par G. Farina, lequel devient ainsi le
premier Champion du Monde de Formule 1 (devant
Fangio et Fagioli).
On voit ici Spirou
au volant de l'Alfa 158 (n° 4) de Farina, franchir
(victorieusement, sans doute) la ligne d'arrivée
d'un Grand Prix imaginaire. Ce dessin parut dans
Spirou n° 2245 du 23 avril 1981; il sert de
support à une enième critique de l'infernal duo à
l'encontre de Roger LELOUP, dont le succès
justifié et la rigueur morale ne pouvaient qu'être
insupportables à ces deux jeunes suffisants qui
firent profession de haïr tous les talents
méprisant leurs sempiternels ricanements.
Noter que ce dessin à été réalisé à l'occasion
d'une affiche de R. Leloup représentant une...
FIAT (X1/9); il est vrai que les deux marques sont
du même Groupe...
MARQUE
TYPE
Carrosserie
Année(s)
Nb. de cyl.
Cylindrée
Puissance
Poids
|
|
MASERATI 
4 CLT
Monoplace
1948-1951
4 en ligne
1490 cc + 2 compr.
270 cv/7000 t/m
625 kg
|
André FRANQUIN
(dessin pour la
rubrique Spirou-Auto,
à partir du "Spirou" n° 678, 12-4-51)
Repris p. 180 de la VHdS t. 2
|

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En 1949, Fangio termine une
fructueuse saison de compétition en remportant le
G.P. d'Albi au volant d'une Maserati 4 CLT aux
couleurs argentines (ce qui lui ouvrira pour 1950
les portes de... l'écurie Alfa Romeo).
En 1950, les 4CLT s'avéreront dépassées par la
cavalerie milanaise, et useront leurs pistons à
vouloir suivre les Alfa. Aussi l'écurie officielle
ne fut-elle pas reconduite en 1951, en attendant des
jours meilleurs; les monoplaces seront vendues à de
courageuses équipes indépendantes, sans succès bien
sûr.
On voit ici
Spirou, sous l'oeil attentif de Spip, essayer
l'une de ces machines, avec les conseils avisés de
Fantasio. Cette illustration de Franquin est l'une
de celles qu'il réalisa en 1951-1952 pour annoncer
la rubrique Spirou-Auto de l'hebdo. Noter que la monoplace
de Spirou arbore
fièrement un "S" en guise de n° de course...
MARQUE
TYPE
Année(s)
Carrosserie
Nb. de cyl.
Cylindrée
Puissance
Poids |
|
TALBOT-LAGO 
T26C
1948-1951
Monoplace
6 en ligne
4483 cc
280 cv/5000 t/m
950 kg
|
André FRANQUIN
(dessin pour la
rubrique Spirou-Auto,
à partir du "Spirou" n° 667,
25-1-51)
* Repris p. 360 de l'Intégrale
Rombaldi, t. 2
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La
Talbot-Lago T26C (moteur atmosphérique 4,5 L.) fut
introduite en 1948. Moins puissante que ses
concurrentes italiennes suralimentées (Alfa Romeo
158, Maserati 4CLT-48, Ferrari 125), cette voiture
robuste sut se montrer redoutable grâce à sa
remarquable sobriété, lui permettant d'accomplir 500
kilomètres sans ravitailler. Avant l'inauguration du
championnat du monde, elle a notamment remporté en
1949 les Grand Prix de Belgique (avec Louis Rosier)
et de France, aux mains de Louis Chiron.
Fin 1949 apparut une version à double allumage
(T26C-DA), d'une puissance de l'ordre de 275 à 280
chevaux. Cette version permit à Louis Rosier de
terminer quatrième du Championnat du monde de
Formule 1 en 1950 et, hors championnat, de remporter
les Grands Prix d'Albi et des Pays-Bas.
En 1951, l'écurie officielle fut dissoute, les
Talbot T26C vendues, et engagées par des écuries
privées (dont l'Ecurie Belge).
On voit ici Spirou
au volant de cette monoplace à la calandre
caractéristique. Il s'agit d'un autre dessin de
Franquin de la période 1951/52 pour la rubrique
Spirou-Auto de l'hebdo (reproduit p. 42 des
"Trésors de Spirou"). Fantasio pilotera
"officiellement" une telle voiture lors de ses
essais chez Turbot dans l'album "Spirou et les
Héritiers" (1951-1952).
1950 - 1951 : FANTASIO au volant d'une F1
MARQUE
TYPE
Année(s)
Carrosserie
Nb. de cyl.
Cylindrée
Puissance
Poids |
|
B.R.M. 
P15
1950-1951
Monoplace
V16 à 135°
1488 cc + compr.
600 cv/12000 t/m
965 kg
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André FRANQUIN
(dessin pour la rubrique Spirou-Auto,
à partir du "Spirou" n° 703,
4-10-51)
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 Première voiture de la firme British
Racing Motor, fondée après-guerre, la BRM Type 15
V16 est présentée en décembre 1949, en vue du
nouveau Championnat. Son moteur à l'architecture
audacieuse est si puissant que le chassis et la
mécanique ne... lui résistent guère ! Aussi
passera-t-elle la saison 1950 en mise au point,
n'apparaissant en course qu'épisodiquement, hors
championnat.
En 1951, sa fragilité mécanique persistante ne lui
permettra de prendre le départ que d'un GP, celui de
Grande-Bretagne, avec 2 voitures; devant son public,
en modérant sa fougue, Reg Parnell, parti du fond de
grille faute d'essais, va remonter progressivement,
et finira 5 ème, marquant ainsi les 2
derniers points attribués à cette époque. La BRM V16
ne put finalement prendre le départ du GP d'Italie,
seul autre GP où elle fut engagée en 1951. Le
changement de réglementation de 1952 relégua dès
lors cette voiture en Formule Libre.
C'est
la monoplace du GP de Grande-Bretagne 1951,
arborant ici un n° 13 incongru ( !... 6 et 7 dans
la réalité), dont Fantasio peut faire l'essai (la
fente horizontale du capot moteur à mi-hauteur, en
particulier, est caractéristique). Il s'agit
encore d'un dessin de Franquin datant de 1951/52
pour la rubrique Spirou-Auto de l'hebdo.
En-dessous, la photo de Reg Parnell en course,
dont Franquin s'est sans nul doute inspiré. Et, à
droite, la voiture dans son état actuel, au musée
de Donington.
Noter que Franquin dotera la Turbot F.1 d'un moteur
V16 à compresseur, comme sur cette BRM...
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La F1 de 1954 - 1960 (2,5 L.
atmo.)
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Après deux années de Grands
Prix (1952-1953) régis par la Formule 2, la CSI décide
pour 1954 de revenir à la Formule 1, avec une nouvelle
réglementation technique : la cylindrée maximale
autorisée passe à 2,5 litres pour les moteurs
atmosphériques, ou 750 cc pour les suralimentés
(chiffres arrêtés dès l'automne 1951, avant
l'intermède F2); autant dire qu'en dehors d'un ou 2
projets téméraires ou farfelus (dont... D.B.-Panhard
!), cette période sera l'ère des F.1 - 2,5 L. Les
nouveaux moteurs développeront, espère-t-on
initialement, jusqu'à 250 CV pour les meilleurs. Pour
1958, afin d'enrayer l'escalade des puissances, la CSI
imposa un choix de carburant (libre auparavant).
Les saisons 1954 et 1955 sont largement dominées par
les Mercedes W196, Fangio décrochant ainsi deux
nouveaux titres mondiaux. Insatiable, Fangio est
encore champion en 1956 sur une Lancia-Ferrari D50,
puis en 1957 sur une Maserati 250F.
En 1958, Mike Hawthorn assure la transition sur une
Ferrari Dino 246 (avec 1 victoire, contre... 4 à St.
Moss !). 1959 et 1960 voient l'émergence des garagistes, avec
deux titres mondiaux pour Jack Brabham sur
Cooper-Climax (T51, puis T53).
... Cependant que le moteur Offenhauser continue
imperturbablement à dominer le G.P. Indy'500, sur des
chassis différents.
MARQUE
TYPE
Carrosserie
Année(s)
Moteur
Nb. de cyl.
Cylindrée
Puissance
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LOTUS

12
Monoplace
1958
Coventry Climax FPF
4
1967 cc
176 cv / 6500 t/m
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Jean-Luc
"ENGELS" [BÉGHIN]
et André FRANQUIN :
Comment elle est née...
(Album n° 92 / M.-R.
n° 201, 1964)
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C'est en 1958 que Lotus s'engage en Championnat du
Monde, d'abord sur la pointe des... roues, avec la
type 12, première monoplace créée par Colin Chapman
en 1957 pour la Formule 2. La voiture,
reconditionnée pour la F1, avait un moteur
avant Coventry-Climax FPF 4 cylindres de 2 L.
(contre 2,5 L. maxi autorisé).
La Lotus 12 débuta en championnat en mai 1958, au
G.P. de Monaco, aux mains de Cliff Allison (n° 24)
et Graham Hill (n° 26); Hill dut abandonner sur
panne de transmission, cependant qu'Allison
finissait non classé, à... 13 tours !
Cette Lotus 12 sera rejointe en cours d'année par la
première vraie
Lotus de F1, la type 16, à moteur arrière.
Quelques années
après les "monstres" de l'après-guerre, Spirou a
l'occasion de reprendre le volant d'une F1 (
beaucoup plus modeste), cette Lotus 12, toujours
hors Aventures, dans le contexte d'un mini-récit
consacré à l'histoire de l'Automobile. J.-L.
Béghin a retenu la monoplace de Graham Hill, dont
SPIROU a semble-t-il pu faire l'essai après le
G.P. de Monaco 1958... Le dessin est criant de
réalisme technique (radiateur AV, suspensions,
etc.) !
Sélection de miniatures au
1/43ème
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