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Voitures
de FANTASIO... en solo
Fantasio commença sa
carrière automobile en achetant une Jeep de l'armée
américaine à la Libération ("La Jeep de Fantasio",
1945), Jeep dont Spirou va -hélas pour elle !...-
prendre le volant... Puis il y eut l'épisode burlesque
du Tank (1946)...
Dans "Spirou chez les Pygmées" (1949), Fantasio
emprunte la Ford d'un ami... On le verra ensuite au
volant de nombreuses voitures, parfois courantes comme
l'Aronde, mais aussi volontiers loufoques, comme la De
Dion Bouton 1912 "gadgétisée"...
Il semble n'avoir jamais eu en nom personnel, outre la
De Dion cadeau de famille, qu'une Citroën Visa, au
temps de Nic et Cauvin : curieusement, c'est pourtant
Spirou qui la conduira...
Ensuite, c'est au Japon, dans un manga (!...), qu'on
retrouve Fantasio (alors âgé de 18 ans) au volant d'un
petit utilitaire indigène !
Rappelons qu'on n'a tenu compte ici que des voitures
(réelles) où Spirou accompagne Fantasio, à l'exception
bien sûr de la monoplace Talbot.
N.B. : Les dates indiquées pour les aventures sont
celles de la publication dans l'hebdo, qui peut être
très antérieure à l'Album correspondant.
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Les Voitures de Fantasio... sans
Spirou !
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Table
des Marques représentées
De SOTO |

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 DeSoto était un constructeur américain
du groupe Chrysler, qui exista de 1928 à 1961.
La création de la nouvelle marque DeSoto fut annoncée
par Walter Chrysler en mai 1928. Elle doit son nom au
célèbre conquistador espagnol Hernando de Soto, qui
découvrit le Mississippi en 1541. Chrysler entendait
rivaliser avec General Motors sur le segment de gamme
moyenne (Oldsmobile et Pontiac chez GM). Peu après,
Chrysler racheta aussi Dodge, au positionnement
similaire : la stratégie du groupe Chrysler fut alors
de situer DeSoto au-dessous des Dodge, destinées à un
public plus aisé mais toujours dans le milieu de
gamme.
Le 4 août 1928 fut présenté le premier modèle DeSoto :
la << SIX K Conqueror >> (modèle 1929),
mue par un moteur 6 cylindres de 3200cc développant
55cv à 3200t/mn, avec un choix de sept carrosseries.
Il s'en vendit plus de 80.000 en 12 mois, un record à
l'époque pour un nouveau modèle ! Placée entre les
gammes Plymouth et Dodge, De Soto partageait alors la
plupart de ses composants avec Plymouth.
En 1930, DeSoto proposa son premier modèle à 8
cylindres (en ligne), développant 70 chevaux : la CF,
ou DeSoto Eight - une grande DeSoto, annoncée comme
"la 8 cylindres la moins chère du monde". En dépit de
la Grande Dépression, il fut construit 20 075 DeSoto
Eight en 12 mois. Elle sera produite jusqu'en 1932.
Cette année-là, les ventes de De Soto vinrent talonner
celles de la marque Dodge. Pour dynamiser les ventes
de cette dernière, il fut alors décidé d'inverser le
positionnement des deux marques à partir de 1933,
DeSoto empruntant désormais ses plates-formes à
Chrysler (modèles Six et Royal Eight).
En 1937, le groupe Chrysler entreprit, pour ses
marchés d'outre-mer (Mexique, Amérique centrale et du
Sud, etc.), de vendre des camions et utilitaires Dodge
Fargo (construits aux Etats-Unis) sous la marque de
DeSoto. On verra de même ultérieurement, de manière
épisodique, la marque DeSoto sur des camions Dodge
fabriqués en Australie, Argentine, Espagne, Turquie et
au Royaume-Uni.
La marque se développa sans à-coups majeurs jusqu'au
milieu des années 1950. À partir de 1951, elle
apparaissait régulièrement au douzième rang des
constructeurs américains. Sa meilleure année fut 1953,
où 129 963 voitures sortirent de chaîne.
Mais la récession économique de 1958 affecta fortement
ses ventes. Concomitamment, certaines décisions
stratégiques allaient pénaliser De Soto...
Les concessions du groupe Chrysler, alors
multi-marques pour la plupart (Plymouth-DeSoto, ou
Chrysler–Plymouth par exemple), furent séparées. La
marque Plymouth, plus répandue, eut souvent la faveur
des concessions, et DeSoto hérita d'un réseau beaucoup
plus restreint. De plus, les marques du groupe furent
autorisées à se concurrencer : Chrysler présenta des
modèles meilleur marché, Dodge des modèles plus
onéreux, réduisant d'autant la marge de manœuvre de
DeSoto.
Les ventes de De Soto connurent dès lors un fort
déclin, passant de 118.000 en 1957, à 37.000 en 1958,
ne se relevant que marginalement en 1959...
Les débuts du modèle 1961, disponible sous deux
déclinaisons seulement (coupé Hardtop, et berline (4
portes) Hardtop), s'avérèrent laborieux, entraînant
une décision inéluctable : la production des De Soto
fut définitivement arrêtée le 30 novembre 1960, après
32 années d'activité. Seuls 911 coupés hardtop et 2123
berlines avaient été fabriqués... Les concessions
Plymouth et Chrysler écoulèrent, souvent à perte, les
derniers exemplaires produits. Les usines seront elles
partagées entre Dodge et Plymouth.
Le nom DeSoto continua à être utilisé à l'étranger.
Des DeSoto Diplomat
et Rebel furent
ainsi construites en Afrique du Sud jusqu'en 1964.
Lorsque par la suite (1975) le groupe Chrysler se
retira du marché des camions lourds au plan
international, la marque DeSoto continua d'être
utilisée sur les camions fabriqués en Turquie par
Askam, dont Chrysler était actionnaire. Chrysler
revendit ses parts dans Askam en 1978, mais des
camions DeSoto continuèrent à être produits par la
société Askam Kamyon sans lien avec l'ancienne
maison-mère, jusqu'à sa disparition en 2015.
TYPE
Carrosserie
Année(s)
Nb. de cyl.
Cylindrée
Puissance
Poids
Vitesse maxi
0-100 km/h
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FIREDOME
(S-23)
Convertible
1956
V8
5407 cm³
233 cv
SAE/4400 t/m
1919 kg
166 km/h
11,7"
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André FRANQUIN
Spirou n° 1024 (28-XI-1957)
(Intégrale Rombaldi
tome 6)
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La DeSoto Firedome était une voiture de taille
"standard" conçue par Chrysler Corporation pour la
marque DeSoto, et produite de 1952 à 1959. Symbole
d'une politique de gamme hésitante, le modèle fut
positionné en haut de gamme en 1953 et 1954, en
entrée de gamme en 1955 et 1956, avant d'être
reclassé en milieu de gamme entre 1957 et 1959 !
La Firedome (série S-16) fut présentée en novembre
1952, précédant le 25 ème anniversaire de
DeSoto en 1953. Elle pouvait accueillir six
passagers. Elle était disponible en berline (4
portes), break 5 portes (Station Wagon), coach
Sportsman, limousine (8 places), et convertible 2
portes. Elle recevait un moteur Hemi V8 produisant
160 ch, autorisant une vitesse de pointe de 160 km /
h. C'était la première fois que DeSoto offrait un
moteur 8 cylindres sur l'un de ses modèles depuis
1932...
Au cours de l'année-modèle 1953, environ 64 200
exemplaires en furent produits.
En 1955, De Soto abandonna ses 6 cylindres
(Powermaster), et ajouta la série Fireflite au
sommet de sa gamme, conférant ainsi à la Firedome le
statut d'entrée de gamme, bien qu'elle ne fût guère
bon marché avec son moteur V8...
En 1956, la gamme Firedome (série S-23)
offrait un choix de cinq carrosseries (7
modèles) : berline classique Sedan, berlines
"hardtop" (sans pilier central) Séville ou
Sportsman, coupés hardtop Séville ou Sportsman,
Station Wagon, et notre cabriolet (Convertible).
 
Franquin représente (plus haut) Fantasio au
volant de la voiture qu'utilisent Valhardi et son
comparse Gégène dans L'Affaire Barnes (paru en 1957,
dans Spirou
n° 1015 à 1035; à retrouver dans l'intégrale Tout Jijé 1957-1958).
Ce rutilant cabriolet leur a été prêté par Julius
Weiss, président du gang Cleube des
Diamantaires. On les retrouve, Gégène au volant, sur
la route de Mexico, afin d'y enquêter sur une
mystérieuse affaire...
Comparer le dessin de Franquin annonçant l'aventure
de Valhardi en cours, avec un dessin publicitaire
d'un catalogue d'époque présentant la voiture sous
un angle analogue : on retrouve l'admirable
précision et la fidélité du trait de Franquin...
Ci-dessus à gauche, la couverture de l'album
Valhardi, avec à côté un dessin de catalogue
présentant une vue AR de la voiture. Ici encore,
dessin impeccable de Jijé...
Ci-dessous, 2 cases extraites de l'album; à gauche,
le nom "Firedome" se lit sur l'aile AV; même sans ce
détail, le dessin est incontestablement celui d'une
Firedome 1956.
MERCEDES |

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TYPE
Carrosserie
Année(s)
Nb. de cyl.
Cylindrée
Alimentation
Puissance
Poids
Vitesse maxi
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W123
(280 E ?)
Berline
1976-1985
6 en ligne
2.746 cc
Injection électronique
177 cv / 6000 t/m
1.460 kg
200 km/h
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J.-Cl.
FOURNIER :
Kodo le Tyran (1978)
(Intégrale tome 11)
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Le Salon de Paris 1972 avait vu le
lancement de la berline Mercedes W116, qui
inaugurait la dénomination de Classe S. Ce
modèle marquait une rupture stylistique avec la
série précédente, abandonnant les phares verticaux
pour des horizontaux. Il donnait un sérieux coup de
vieux aux lignes de l'ancienne gamme W 114/115. En
réaction est présentée fin 1975 la berline W 123
(classe E). Ses lignes (surtout de profil) restent
pourtant proches de sa devancière, mais avec 2
phares ronds horizontaux, placés derrière un verre
unique à rainures horizontales (un feu de route, et
un phare halogène plus petit). Les modèles de haut
de gamme ont des phares rectangulaires à halogène,
qui équiperont toute la gamme en septembre 1982. Les
motorisations, reprises de l'ancienne gamme sans
grande modification, comprennent quatre moteurs
diesel : 200D, 220D, 240D, 300D; six moteurs essence
: 200, 230, 230E, 250, 280, 280E [E = Einspritzung, injection], et
un moteur turbo-diesel : 300D turbo, uniquement
disponible en break sur le marche européen. Une
berline 300d Turbo diesel est destinée à
l'exportation vers les États-Unis et le Canada.
La série W 123 sera l'un des grands succès
commerciaux de Mercedes. Ce sera notamment une
voiture très prisée des chauffeurs de taxi
(principalement les 240D et 300D), pour son extrême
robustesse et sa fiabilité légendaire. On la
considère parfois comme la voiture la plus fiable de
l'histoire de l'automobile : les W 123 atteignant
des kilométrages records (notamment en version
diesel, mais aussi en essence avec l'excellent 6
cylindres de la 280 CE) ne sont pas rares; la barre
des 300 000 km est allègrement franchie avec un
minimum d'entretien; certaines peuvent parcourir 1
000 000 de kms et plus avec le moteur d'origine !
La Mercedes-Benz W123 fut produite, de 1976 à 1985,
à 2 696 915 exemplaires, dont 2 375 440 berlines. En
novembre 1985, la W 123 quittera les chaînes de
production pour faire place à sa descendante, la W
124, qui sera un autre gros succès de Mercedes.
L'Inspecteur
général de l'Organisation maffieuse qui contrôle
Kodo roule dans la jungle birmane vers le Çatung à
bord de cette berline Mercedes W123. Certaines
cases montrent nettement des phares rectangulaires
: il s'agit donc bien d'un haut de gamme; on
imagine d'ailleurs mal la maffia locale mégoter
sur le niveau d'un modèle ! Optons pour la version 280 E à
injection, le modèle (à essence) le plus puissant.
Mais
l'Inspecteur a du vague à l'âme, et voudrait
changer de vie; il aperçoit, perdu dans la jungle,
Fantasio, tombé de l'avion qui emportait nos amis
au Çatung. Hasard extraordinaire, il y a une
ressemblance certaine entre eux ! L'Inspecteur
oblige alors Fantasio à endosser son costume, et à prendre sa place...
... Et
c'est ainsi qu'on voit Fantasio au volant de cette
Mercedes, franchir un peu vivement le poste
frontière du Çatung, où "l'Inspecteur" était
attendu...
Sélection de miniatures au
1/43ème
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