|
![]() Les Taxis de FANTASIOC'est le plus souvent de
compagnie avec Spirou, au cours de leurs Aventures,
que Fantasio est... conduit (!) à prendre un taxi.
Il arrive cependant qu'il soit seul en quelques
circonstances; l'une d'elles entraînera, bien malgré
lui, une "course" (en taxi) ultra-brève... Ce sont
ces occasions que l'on relève sur cette page.
N.B. : Les dates indiquées pour les aventures, s'il y a lieu, sont celles de la publication dans l'hebdo, qui peut être très antérieure à l'Album correspondant. Table des Marques représentées
La notice sur
Checker est à retrouver sur la page des Taxis (américains) de
Spirou.
Spirou et Fantasio sont sur
le point de partir pour Durbaï faire un reportage
sur le mariage d'Ibn-Mah-Zoud. Lassé d'attendre
Spirou "victime" d'un appel 3D de Zorglub, Fantasio
part en avance pour l'aéroport à bord de cet
improbable taxi Checker Marathon (... qu'on ne
trouve guère en Europe ! ).
La Marathon est restée pratiquement inchangée durant ses 21 ans de production (1961-1982), à l'exception du montage de pare chocs anti-collisions imposé pour 1974, énorme morceau de ferraille style poutrelle, qui ne fit qu’enlaidir la voiture.
Voir la notice
consacrée à Mercedes sur la page des Taxis de Spirou.
Accompagné de Spirou venu l'y
chercher, Fantasio quitte la clinique où il était
soigné après son accident. À peine a-t-il le temps
de héler ce taxi Mercedes, que Spirou,
"zorglondisé", en referme la porte sur un Fantasio
médusé. Ce dernier ressort aussitôt, à la poursuite
de Spirou, provoquant l'ire du chauffeur !...
Noter que la voiture est bien une 190 (moteur à essence), et non une 190 D comme on aurait pu l'attendre d'un taxi, gros rouleur par vocation.
Voir la
notice consacrée à Peugeot sur la page des voitures françaises
de Spirou.
Quittant
les bureaux de la Rédaction en coup de vent,
Fantasio en oublie son pardessus ! Heureusement,
Gaston veille, qui le lui lance depuis la fenêtre...
du sixième étage, par un fort vent !!...
Fantasio ne trouve son salut (enfin, celui de son
pardessus) qu'en sautant dans le premier taxi qui
passe...
... qui se trouve être une 204. Ce modèle, la première traction de Peugeot, fut présenté officiellement fin avril 1965... Comme toujours, Franquin est donc à l'affût de la nouveauté ! Il s'agit bien sûr de la toute première version, qui sera remaniée extérieurement fin 1966 pour l'année-modèle 1967 : pare-chocs AR d'une seule pièce (la plaque minéralogique remontant alors entre les feux), feux AR débordant sur les ailes, bouton d'ouverture du coffre déplacé au bas du couvercle (et non plus en dessous), etc... La 204 est aussi le premier modèle français de grande série à moteur en alliage léger, disposé ici transversalement. Initialement lancée en berline, la gamme s'enrichit d'un brèque (204 B) en 1966; puis, en 1967, d'un coupé et d'un cabriolet (204 C), et d'une fourgonnette tôlée (204 U4). Il en fut produit au total, de 1965 à 1976, plus de 1,6 million d'exemplaires, toutes versions confondues.
Au tout
début de Virus, dans un port français non
précisé, on voit Fantasio, tard le soir, descendre
mystérieusement d'un taxi devant les grilles du quai
47...
Ce taxi présente de nombreux traits de la Peugeot 305 contemporaine, à commencer par son allure générale (berline tri-corps) et son gabarit, ainsi que la forme arrondie des passages de roues. Dans le détail : à l'avant, clignotants débordant sur l'aile, en s'élargissant vers le bas; découpe générale de la portière sur l'avant et inclinaison du montant central, telles que vues de l'arrière. / Moulures latérales : celle du haut bute à l'avant sur le passage de roue, mais passe au-dessus du passage de roue AR; avec une seconde moulure plus bas. / À l'arrière : pare-chocs noir sans butoir, feux de part et d'autres de la plaque minéralogique; orientation du raccord feux / carrosserie... Si ce n'est elle donc... La 305 fut lancée fin 1977. S'agissant ici d'un taxi français, nous avons postulé une version Diesel (de série 1), apparue début 1979.
L'un des
grands axes politiques de General Motors au cours
des années 1920 fut de positionner ses diverses
marques le long d'une échelle de prix, le premier
échelon étant Chevrolet. Juste au-dessus venait
Oakland... Au milieu des années '20, cette dernière
déclinait, sans doute à cause d'un écart trop
important. Aussi fut-il décidé d'épauler Oakland
vers le bas par une marque nouvelle : PONTIAC, dont
la gamme serait formée de voitures 6 cylindres à
empattement réduit (à l'échelle américaine...), que
l'on se proposait de vendre au prix d'une 4
cylindres, en restant au-dessus des Chevrolet.
La première voiture tomba de chaîne dans les tout derniers jours de 1925.; la Série 6-27, présentée début janvier 1926 à New-York, se déclinait en 2 modèles fermés : un coupé et une limousine. Il s'en vendit 75 000 exemplaires dès cette première année, Oakland-Pontiac triplant ainsi ses ventes par rapport à 1925... Mais la crise de 1929 toucha derement les 2 marques soeurs : la production de 1930 ne représentait plus que 40% de celle de 1929, ce qui entraîna l'abandon de la marque Oakland en 1931. Pontiac, ainsi "allégée", renoue alors progressivement avec le succès. En 1932, elle reprend à son compte une gamme de voitures à moteur V8 (introduites sans succès par Oakland en 1930), à l'allure « chic » mais « bon marché », avant de lancer en 1933 un tout nouveau moteur à 8 cylindres en ligne, offrant ainsi une gamme de modèles 8 cylindres à prix attractif. Dès 1935 Pontiac retrouve, seule, le niveau de production d'Oakland-Pontiac de 1927. Après-guerre, Pontiac oscille, comme auparavant, entre les 5ème et 6ème rangs de l'ensemble des constructeurs américains. Elle connaît un vif succès avec des modèles comme la "Star Chief" de 1955, qui reçoit un nouveau moteur V8.; la production augmente de près de 50% cette année-là... Dans les années 1950, Pontiac s'investit aussi dans la compétition automobile en catégorie NASCAR (courses sur ovales pour voitures dérivées de la série). En 1964, Pontiac sort son modèle emblématique : la GTO, première de la nouvelle niche des « muscle cars », permettant aux Américains d'accéder à des modèles puissants de prix abordable. Avec la crise pétrolière, les années 1970 s'avèrent plus difficiles pour le constructeur, nonobstant son nouveau modèle Trans Am, un coupé Firebird d'allure particulièrement sportive sorti en 1969. Les années 1980 voient une diversification dans des modèles plus familiaux, et même un van en 1990. Les années 2000 connaissent une nouvelle diversification dans les petits coupés sportifs à prix raisonnable. La gamme est entièrement redessinée en 2005. Mais les Pontiac, essentiellement adaptées pour l'Amérique du Nord, y sont pourtant chaque année moins diffusées. Et la crise générale de l'automobile américaine oblige General Motors à annoncer, le 27 avril 2009, la disparition de la marque... Les Pontiac fabriquées au Mexique deviennent des Matiz après l'année-modèle 2009 (avec un seul modèle : la Matiz G2). Le 25 novembre 2009, la dernière Pontiac américaine, une G6 (voiture de taille moyenne), est produite dans l'usine d'Orion (Michigan), ne laissant en production que la sous-compacte G3 en Corée du Sud (pour le marché canadien) jusqu'en décembre 2009. Symboliquement, une ultime G6 fut encore construite début 2010 dans l'usine d'Orion : ainsi, GM put claironner que la toute dernière Pontiac (et la seule pour 2010) fut fabriquée dans une usine américaine...
Au début
des Chapeaux noirs, Spirou et Fantasio ont
été convoqués d'urgence à la direction du Journal.
On voit Fantasio, en (gros) retard bien sûr, sortir
en courant d'une gare, et héler un taxi; puis, sans
doute dans ce même taxi, une Pontiac, retrouver
Spirou passant dans une rue.
C'est le seul dessin de la voiture, très ressemblant. Cette vue AR caractérise la version Streamliner Torpedo, apparue en 1941, disponible en coach (sedan coupé) ou limousine (cf photo ci-après); curieusement pour un taxi, le dessin semble bien représenter la version 2 portes... Le millésime est clairement 1941 : à partir de 1942, l'aile AV mord largement sur la portière. Ce modèle était, comme toutes les Pontiac de l'époque, disponible en 6, et 8 cylindres (choisi par 37% des clients en 1941). La Streamliner Torpedo 1941, toutes versions confondues, fut fabriquée à environ 150.000 exemplaires (Pontiac fabriqua 330.000 voitures cette année-là). ![]()
|